Washington DC - Jour 2
posté dans Pensées le 08 mar 2009
Nous voici au deuxième jour. Après un petit déjeuner (ou déjeuner, pour les québécois) sur le pouce, dans la chambre d’hôtel, nous partons cette fois-ci le dos libéré. En effet, chose que je n’ai, je crois, pas évoqué précédemment : lors de nos séjours de trois jours, nous trimballons notre sac à dos avec nous 2 jours sur les trois. Premier jour en attendant d’aller à l’hôtel, troisième en repartant de l’hôtel.
Il faut savoir une chose de Washington avant de commencer, la quasi-totalité des musées, des bâtiments, sont gratuits. Comme nous sommes sans nos sacs, nous planifions tous les « intérieurs » ce jour-ci pour éviter une fouille à l’entrée de chaque endroit et éviter une perte de temps pas possible.
Notre premier arrêt sera donc le plus proche de l’hôtel : le Capitole (pour ceux qui n’avaient pas cliqués sur le post précédent, voici de nouveau un lien vers l’article Wikipédia sur le Capitole, cliquer ici).
No food ! No drink ! Répètent inlassablement les policiers aux entrées (Pour les non-anglophones : pas de nourriture, pas de boisson !). Je jette à regret ma mini-bouteille achetée 20 minutes avant, et nous entrons.
Le Capitole est lui aussi gratuit mais reste le lieu ou les deux chambres (sénat, assemblée) se réunissent, la sécurité est donc plus présente que partout ailleurs. L’entrée ressemble donc à un aéroport, on enlève les blousons, les ceintures, et tout objet métallique pour éviter de faire sonner le portail. Nous récupérons bien-évidemment le tout après le passage aux rayons X (c’était déjà le cas à New York lors de la visite de l’Empire State Building).
Encore une fois, et comme souvent avec les américains, tout est fait pour que tout se passe de façon à ce qu’il n’y ait aucun problème. Nous nous présentons donc devant l’accueil :
Ils nous fournissent notre « ticket » à coller sur notre torse, on peut y voir l’ heure de passage (10H50 pour nous). Petit parcours en file indienne dans la file d’attente en queue de serpent façon Disneyland puis nous attendons notre « tour ». La première salle est une sorte de grand amphithéâtre où nous nous installons pour regarder un film sur l’histoire du Capitole et de Washington, DC.
Arrêtons-nous un instant, pourquoi DC ? District of Columbia, il est à noter notamment qu’un Américain parlant de Washington va avoir tendance à dire « DC » plutôt que « Washington », et si il dit Washington, il dira alors « Washington, DC ».
Pour la petite histoire, comme à New York (sauf que New York c’était payant), nous avons la possibilité d’avoir des écouteurs de traduction en français, No, no, it’s good, I understand ! Dans la salle, on nous demande de couper nos portables, mon Diamond fait du bruit en s’éteignant, j’ai appuyé trop longtemps, il se rallume dans la foulée, en faisant le même bruit, bref tout va bien, je suis absolument-complètement à l’aise, la goutte au front.
Après les 20 minutes de film, nous sortons par l’arrière et rejoignons notre « guide » qui va nous parler grâce à un astucieux système de tout-le-monde-a-un-casque-sur-la-tête-et-elle-a-un-micro. En résumé, on a tous l’air très technologique, et surtout, tout le monde entend la guide de la même façon, qu’on soit proche, ou loin.
Je vais vous éviter toute la visite en photo, ça n’aurai pas un intérêt énorme, surtout que j’étais assez limité par le nombre de personnes se trouvant sur place. Voici donc le principal, l’intérieur du Capitol :
Et une photo de la « Old Supreme Court Chamber » :
La visite est très intéressante, très jolie, très enrichissante, donc à faire !
En ressortant, nous pouvions rejoindre la bibliothèque du Congrès directement par les sous sols, ça évite un nouveau control des affaires. C’est très sympa aussi (pas de photos autorisées par contre). Donc voici un lien pour l’histoire et quelques photos : cliquer ici.
Il est à noter, comme le stipule le lien, qu’il existe beaucoup d’exemplaire de livres Français. Dans la bibliothèque même nous n’avons pas vu (interdit à la visite, bien évidemment, à moins d’avoir des études à y faire) mais la bibliothèque de Jefferson, troisième président des Etat-Unis, en regorge. Assez émouvant de retrouver un nombre incalculable de ces œuvres ici. Plutôt que de vous renvoyer une nouvelle fois vers un lien externe (source wikipédia) voici un extrait qui permet d’agrémenter un peu ce que je dis :
« Jefferson disposait de la plus importante bibliothèque privée des États-Unis (6 500 ouvrages environ en 1815). Il décida de les vendre à la Bibliothèque du Congrès après l’incendie de celle-ci par les troupes britanniques. Cela lui permit de rembourser une partie de ses dettes. Il mit au point un système de classification original des livres, retenu par la Bibliothèque du congrès.
On crédite souvent Thomas Jefferson de l’invention des bibliothèques publiques et de la notion de fair use qui leur est attachée. »
Notre deuxième étape était le musée de l’aviation et de l’aéronautique. Encore une fois, c’est gratuit, et à faire parce que vraiment sympa. Avant de vous montrer les photos, une chose n’est pas montré dans mes clichés, mais à dire : la France est représentée à plusieurs reprises. Que ce soit, dans les vieux modèles, « l’histoire de l’aéronautique en France », ou dans les plus récents, puisqu’un simulateur d’Airbus A340 est à l’entrée. L’aparté étant fait, voici les photos (plus touristique qu’autre chose) :
Le musée est découpé en deux, une partie « aviation » que je viens de vous montrer, et une partie spatiale que voici :
Je n’ai pas forcément de commentaires à faire par rapport à ces photos, ça reste un musée gigantesque à faire si on aime tout ça : c’est tip top !
On est sur un bon rythme, musée d’histoire naturelle ! Bon et bien là, moi je ne suis pas fan du tout. Je pense que c’est le musée qui à mon goût est mal foutu, j’ai rien qui me guide, rien qui me dit que ce que je vois est véritable (tout semble plus ou moins faux). Le passage fût donc assez rapide, voici une photo juste pour prouver que nous y sommes vraiment passés
Nous avons quand même été voir le fameux diamant « Hope », plus décevant qu’autre chose quand on le voit en vrai, mais ça reste quand même une sacrée belle pièce. Voici un article de Rue 89 traitant des derniers rebondissements du diamant « Hope » puisqu’il était très connu de la France et de notre royauté (j’étais content d’avoir lu un article de science et vie juste avant, retraçant la même histoire que dans cet article, on se sent moins idiot) : cliquer ici.
La photo actuelle, puisque l’article ne le montre pas (le fait est qu’il est sur un promontoire gris, du coup, pas vraiment de possibilité de voir son bleu éclatant…) : cliquer ici.
L’heure avançant assez vite, nous décidons de commencer à rejoindre tranquillement l’hôtel en nous promenant dans les rues encore inconnues de nous afin de nous poser quelques minutes avant de repartir… En effet, la veille, nous étions passés au Verizon Center, centre des rencontres sportives à capacités souvent égale à Bercy (il y’en a un par grande ville, chacun ayant son propre nom, comme les stades français, permettant d’y jouer les rencontres de Hockey, de Basket, etc.). Les places restantes pour la rencontre de Hockey du premier jour étant plus cher que ce que nous comptions mettre, nous avions décidé de prendre des places pour la rencontre NBA de Basket (21$ la place). Surprise au moment de les acheter, les Washington Wizards jouaient contre les Spurs de San Antonio. Nous allions donc voir le Français le plus adulé des Américains : Tony Parker !
Passons rapidement sur Tony Parker avant d’en arriver aux photos. Il est très apprécié comme joueur aux Etat-Unis, il était moins d’un mois avant ce jour sélectionné dans le All Star Game de NBA (All Star Game, traduction littérale et idiote, Jeu de toutes les Etoiles, en résumé, toutes les stars du Basket Ball se réunissent une fois dans l’année, sélectionné en parti par le publique, pour jouer. C’est suivi par des millions de personnes, il y’avait eut la même chose en Janvier en Hockey à Montréal. Chaque année, ça change de ville, pour que tout le monde puisse voir les « stars » du moment.). Il est très certainement le maillot que nous avons le plus vu porté du coté des spectateurs, et les gens étaient essentiellement du coin, donc de Washington et pas de San Antonio, c’est dire.
Comme à notre habitude nous arrivons assez tôt, pour nous permettre de nous placer paisiblement et pour que je puisse commencer à mitrailler sévère. On n’a pas payé cher, nous sommes en haut mais au premier rang donc je peux y aller franco (de port).
Une fois l’entrainement terminé arrive le moment fatidique, que nous français ne pouvons pas forcément comprendre par notre culture, mais tout match que ce soit de Hockey, de Basket Ball et autres commencent par l’hymne national du/des pays qui joue/nt (comme le Canada est compris dans les ligues Américaines, il n’est pas rare que les deux hymnes soient joués, si les deux pays sont représentés. Il est à noter, que l’hymne canadien est en Français et en Anglais, ce qui peut sembler étonnant, lorsqu’on écoute pour la première fois un hymne Canadien aux Etat-Unis et que la personne commence avec son accent anglo-saxon-américain par :
Ô Canada! Terre de nos aïeux,
Ton front est ceint de fleurons glorieux!).
Là ce n’est pas le cas, les deux équipes sont Américaines :
Et le match commence, et voici un premier florilège des photos de Tony Parker en jeu (j’ai sélectionnée que celles ou il est, vu que le reste n’a pas vraiment d’intérêt pour nous) :
Duuuuuuuuuuuuuuuuing ! C’est la mi-temps ! (Règles du Basket : 4 fois 15 minutes, coupé au milieu par une mi-temps de 15 minutes).
Il faut dire, que le Basket, comme beaucoup de sports nord-américains, est très haché (Basket donc, Hockey, Football). Du coup, on occupe les spectateurs à chaque pause et c’est très très divertissant, j’y reviendrai après, puisque ça sera ma conclusion, mais pour le moment, c’est l’heure de l’homme élastique, je vous passe les nombreuses photos de contorsions ou tout le monde dans la salle fait des « ouh », « bah » « oulala ».
Et le match est reparti !
Le match est donc haché et bien souvent, il y a des animations pendant les pauses. En effet, les mascottes jouent avec le publique, des T-shirts sont propulsés grâce à une sorte de Flash Ball, des balles stylisées. Bref, c’est des gadgets, des goodies (uniquement pour ceux qui sont dans la première partie du stade, c’est logique aussi, c’est eux qui payent le plus). Quoi qu’il est à noter que, avant le match, une caméra sillonne les rangs les moins bien lotis pour s’arrêter sur deux personnes qui auront le droit d’aller dans les premiers rangs. Et la caméra joue souvent avec la salle ! Il faut amuser le spectateur, il faut le divertir ! Alors, il y a pendant certaines pauses des caméras « dans combien de temps la personne va se voir dans l’écran » avec un décompte, en général c’est assez rapide, les voisins autour font : hey, psit, psit, t’es à l’écran là haut ! Un petit coucou ! Et hop, l’écran repasse à l’affichage du score le temps de trouver une nouvelle victime… Il y a la caméra du plus beau sourire, et il y a des caméras plus drôles, plus sournoises, voici ce que j’ai relevé :
La Kiss Cam, ou on participe avec plaisir…
La Kiss Cam du, oh-mon-dieu-j’ai-honte-pourquoi-moi (elle revient même plusieurs fois du coup, forcément, ça fait rire) :
La Kiss Cam du, ils sont vraiment cons les animateurs de la salle…
Mais il y a aussi la Dance Cam, musique à fond attention tout le monde y participe (il faut dire que pour le coup, le choix n’est pas aléatoire, ils prennent des volontaires, personnes n’est pris au dépourvu pour celle-là).
La version Pulp fiction (c’est un prétexte pour rappeler que le titre ici est Fiction Pulpeuse, j’y peux rien, ça me fait rire à chaque fois) :
La version, c’est trop bien, je danse devant la caméra et en plus il me passe, j’embrasse tout le monde c’est trop cool, kikoo lol :
La version, on va faire un peu de pub déguisé avec la mascotte de Geico (assurance nord américaine, avec de la pub de partout) :
Et le meilleur pour la fin, parce que tout le monde était hilare et il y avait de quoi, du coup, on y a eut le droit plusieurs fois, et il continuait de bon cœur et il faut dire, qu’on était nous, complétement fan de lui (j’ai laissé la photo plus large, parce qu’on peut jouer à « mais ou est charlie » puisqu’on peut le voir dans l’écran mais aussi dans le publique directement si vous cherchez bien), attention, c’est un grand moment :
S’achève avec lui, la deuxième journée, la troisième sera sac à dos et marche à pieds de l’autre côté de la ville !








































le 16 mars 2009 à 18:30
Excellent le “où est Charlie”!!! Mdrrr
Merci de nous faire partager tous cela, c’est vraiment top.
Biz