Avant de commencer le récit du voyage à Washington, je souhaitais vous indiquer que la possibilité d’écrire des commentaires sans avoir à s’inscrire au préalable est de nouveau en place.

Ceci étant fait, je vais faire comme pour New York : une description du voyage dans l’ordre chronologique avec les photos pour compléter le tout.

Nous commencerons par ce qui est devenu une tradition dans nos voyages : l’attente à la gare centrale de bus de Berry UQAM à Montréal, pour attendre notre Bus Greyhound en direction de Washington.

Pas tout à fait Washington, puisque le voyage se compose en deux trajets. Premier trajet consistant à rejoindre New York, pour repartir en direction de Washington. Pour comprendre un peu, vous pourrez cliquer ici et ainsi mieux situer Montréal, New York et Washington.

Nous sommes donc sur place à 15H30 pour un départ prévu à 17H00. Finalement, une heure et demie à l’avance est convenable contrairement aux indications de 45 à 60 minutes sur les billets. 90 minutes permettent d’être dans les 10 premiers et par ce fait, choisir une place intéressante (j’insiste, vous allez vite comprendre pourquoi).

17H - 17H15, nous montons seulement dans le bus, après un coup d’œil rapide (tout les sièges n’ayant pas forcément la même longueur d’allonge au niveau des jambes, allez savoir pourquoi) nous choisissons donc la 3ème rangée derrière le chauffeur pour nous installer bien confortablement. Je choisis délibérément le côté fenêtre, mes grandes jambes pouvant s’adapter à peu près à l’emplacement, et je vise déjà la position du « je-vais-coller-ma-tête-sur-la-fenêtre-grâce-à-mon-super-coussin-de-voyage-gonflable » (et oui, ça devient le grand luxe, on a l’air con en le gonflant, mais après, bah, on a l’air con aussi finalement, mais c’est plus confortable, c’est un choix).

C’est parti, on connait la route, et nous savons d’ores et déjà qu’il ne sert à rien de somnoler, d’ici une demie heure, ce sera l’heure du passage à la douane. Comme la première fois, passage en douceur, deux trois questions concernant notre visa que nous avons déjà : Comment l’avez-vous eut ? Ah vous êtes allé à New York alors ? C’était pour faire quoi ? D’accord, et maintenant vous allez à Washington donc ? Vous allez y faire quoi ? Vous avez un plan de prévu ? Et vous avez combien de cash ? Une carte Visa en plus ? Vous connaissez l’adresse de l’hôtel ? Très bien, vous pouvez rejoindre les autres et attendre pour remonter dans le bus.

Il est à signaler, qu’encore une fois, il n’a été aucunement demandé de descendre nos bagages, et qu’ils étaient encore une bonne vingtaine en tout, entre ceux qui posent les questions, ceux qui surveillent de haut , la caissière (et oui, au premier passage nous avions payé 6$ US pour le visa, chose que nous n’avions pas besoin de renouveler puisque ça dure 3 mois).

C’est reparti, cette fois nous savons que la prochaine grosse étape sera Albany, la fameuse première ville ou tout le monde descend, pour prendre une correspondance, qui se résume très souvent à : tout le monde remonte dans le même bus, puisque quasi-tout-le-monde va en direction de New York.

Il faut dire que quand on part à 17H, il fait non seulement nuit assez vite, mais qu’en plus, on ne dort pas de suite de suite. En résumé, il fait noir et puisqu’on ne dort pas il ne reste qu’une solution, la musique.

Et c’est là où va se poser le problème. C’est que vers 19H30, la pénombre est dans le bus, les écouteurs sont sur les oreilles, la musique empêche quoi que ce soit de vous arriver jusqu’à vous jusqu’à ce qu’un œil aperçoive un mouvement sur le coté assez inhabituel. *Ploc* (c’est le bruit de l’écouteur qu’on enlève de l’oreille, ayez un peu d’imagination) « Ohhhhh Myyyy Goddd The bus Is On Fireeeeee ! ».

Alors, petit un, il faut comprendre que contrairement à la dernière fois, le bus est quasi-exclusivement anglophone. Petit deux, pour ceux qui ne parlent pas anglais ça donne quelque chose comme : Oh mon dieu (ce que nous, nous utilisons que très rarement par rapport à eux, donc vous pouvez le remplacer par : Oh putain et autres joyeusetés) le bus est en feu ! Il faut deux petites secondes pour analyser la phrase, mais on sait assez vite ce qu’il se passe lorsque le chauffeur allume l’éclairage interne tout en s’arrêtant sur le bas coté de l’autoroute, et que plusieurs personnes se retrouvent debout, dans une fumée semi-épaisse et une odeur de plastique brûlé qui commence à vous frôler les narines.

Un peu comme bip-bip dans bip-bip et le coyote (les deux petits coups de langue en moins), nous avons battu le record de vitesse toute catégorie de « je-sors-du-bus-avec-mon-sac-à-dos ». Je reviens donc sur l’emplacement, car ce record de vitesse ne pouvait être battu que par ceux de devant nous, qui, il faut bien le dire, on été lamentable par rapport à notre vivacité (à moins de les avoir écrasés pour sortir, ce qui est possible, ça va tellement vite ;)) . Alors bien évidement, y’en a toujours pour faire les malins, en passant par les fenêtres « sortie de secours », mais je trouve qu’ils n’ont aucun mérite.

Blague à part, ça surprend. Je vais résumer un peu la suite, on est pas encore à Washington qu’il y a tout un roman à lire. On a froid, on est dehors, on attend que ça sente moins dans le bus, on remonte, ça sent de nouveau, ça fume de nouveau -STOP-. Oui là je m’arrête dans la rédaction rapide, puisque lors du deuxième ou troisième arrêt du chauffeur, un policier de la route de l’état de New York monte dans le bus. Et pour ceux qui peuvent encore douter, ils sont bien comme dans les films et les séries, ils ont bien les cheveux aussi long que des militaires le tout surmonté d’un fabuleux chapeau tenu à l’arrière de la tête par une sangle en cuir et un badge qui peut vous aveugler si l’or qui le compose se trouve en droite ligne entre votre œil et la lumière. Bon il est juste là pour nous assurer qu’il est derrière nous, que nous n’avons rien à craindre et que le chauffeur lui avait promis qu’on ne prendrait pas feu (humour américain, les gens rigolent dans le bus). No Sreaaaaaming ! No Yeallliiiinnggg ! Okay ?! (Pas de crie, pas de hurlement, d’accord ?!).

On dit, oui m’sieur ! Bon on repart en vitesse rapide pour le récit. Le bus reprend, le chauffeur appel la technique, conseil avisé des techniciens de couper l’air conditionné, oh miracle ça marche, on fini le voyage jusqu’à Albany et nous changeons de bus quand même pour aller vers New York.

New York nous voilà ! Big apple change pas, toujours visible de loin avec ses building nombreux et éclairés. On passe dans le tunnel obligatoire (et payant) pour entrer dans la ville et se poser. Il est 2H15, le bus pour Washington ne part qu’à 3H45 (à regretter qu’il n’ait pas pris feu une ou deux fois histoire de pas attendre une nouvelle fois).

Voyage beaucoup plus paisible, et plus rapide, nous arrivons à Washington aux alentours de 8H-9H. Première étape : se retrouver (nous n’avons pas de carte, contrairement à New York), et aller se balader de suite pour voir un maximum de choses avant d’aller à l’hôtel vers 15H.

Pour voir une carte de Washington, pour suivre un peu le parcours : voir ici. Nous passons devant Union station (en haut à droite de la carte), la gare qui nous servira pour repartir, puisque le retour se fera en train :

Assez vite nous arrivons devant le Capitole (juste en dessous sur la carte) :


Il fait chaud ?

Non ? Ah … Bon…

Plutôt que de vous faire un laïus qui pourrait s’avérer inexact, comme d’habitude, pour comprendre exactement ce qu’est le Capitole, des gens l’ont expliqué bien mieux que moi ici.

Nous croiserons des animaux de plumes :

Ou de fer :

Puis après un bon bout de chemin, le Washington Monument (à gauche du capitole sur la carte, au croisement du capitole et de la white house dans l’étendue verte).

L’explication, plus succincte que pour le Capitole est ici.

Arrivé au Washington monument nous pouvons voir que celui-ci est visitable, mais qu’il faut prendre ses places à l’avance puisqu’un panneau indique, qu’il n’y a plus de place pour aujourd’hui. De toute façon, ça ne doit pas avoir un grand intérêt.

Nous continuons notre route vers le Tidal Bassin (bas gauche sur la carte) pour en faire le tour, et y découvrir le mémorial de Jefferson :


Ou encore le mémorial de Franklin Delano Roosevelt :

Un mémorial de la guerre :


Pour arriver au très connu et très grand mémorial de Lincoln :

Parce que je sais que vous attendez se moment à chaque fois avec impatiente :

Nous continuons de passer devant un mémorial ou deux.

Pour ceux qui suivent la carte, vous remarquez que je n’ai pas de photos du mémorial de la seconde guerre mondiale. C’est tout simplement que j’ai rien de bien, que l’eau n’était pas en route et les fontaines sèches, mais qu’on peut voir de très belles photos ici.

Un bruit nous attire en allant en direction de la maison blanche, nous comprenons assez vite ce qui se passe en nous approchant :

On reconnaitra sur les photos, le drapeau Canadien et même Québécois.

Puis nous arrivons devant la maison de Mickey…Euh de Barack Obama (oui, on peu voir les Guignols d’ici, merci Internet).

Il est assez étonnant d’ailleurs, de voir à quel point, même avec une manifestation, la police est à l’aise. Il est évident que pour avoir des photos sans la grille devant, j’ai passé mon appareil entre les barreaux et tout le monde s’en contre fou (je dois être de toute façon repéré depuis un moment par des caméras etc., mais quand même). Essayez de faire la même chose à l’Elysée, je suis certain que ce n’est pas la même chose.

Il commence à se faire tard, nous avons mangé entre temps au fast food (bah oui, comme d’hab en voyage, bien que ce soit compliqué à trouver à Washington, en tout cas de ce coté de la ville) et nous dirigeons vers l’hôtel tranquillement.

Je vous évite les photos de l’hôtel, c’est un très bon hôtel (à moindre coût, parce que réservé au dernier moment), mais rien d’extra-giga-extraordinaire au point d’en faire un article ici.

Nous ressortirons qu’à la nuit tombée pour nous promener avant d’aller dormir pour de bon dans un vrai lit.


Pas besoin de décrire ce que c’est, c’est les mêmes que de jours, sauf que c’est la nuit ;)

S’achève ici la première journée à Washington.